Japon 2004

Petit récit d’un séjour de trois semaines au Japon. Version imprimable disponible ici, au format OpenOffice.org.


Journal de bord de trois semaines au Japon

Dim. 10/10/2004 : Avion – Arrivée au Japon
Lun. 11/10/2004 : Tokyo – Akihabara
Mar. 12/10/2004 : Tokyo – Ueno / Pluie
Mer. 13/10/2004 : Tokyo – Ueno / Bay / Shibuya
Jeu. 14/10/2004 : Shimoyoshida – Trajet
Ven. 15/10/2004 : Shimoyoshida – Tenjoyama
Sam. 16/10/2004 : Shimoyoshida – Mont Fuji
Dim. 17/10/2004 : Kyoto – Trajet
Lun. 18/10/2004 : Kyoto – Nijo-jo et Jardins Impériaux
Mar. 19/10/2004 : Kyoto – National Musuem
Mer. 20/10/2004 : Kyoto – Typhon
Jeu. 21/10/2004 : Kyoto – Sanju-Sangen-Do
Ven. 22/10/2004 : Fukuoka – Trajet
Sam. 23/10/2004 : Fukuoka – Excursion Nagasaki
Dim. 24/10/2004 : Fukuoka – Ballade dans le parc Hiko-San
Lun. 25/10/2004 : Osaka – Trajet
Mar. 26/10/2004 : Osaka – Théatre Kabuki
Mer. 27/10/2004 : Osaka – Excursion Himeji
Jeu. 28/10/2004 : Osaka – Excursion Nara
Ven. 29/10/2004 : Tokyo – Retour
Sam. 30/10/2004 : Avion – Retour en France
Volet pratique / civilisation

Dim. 10/10/2004 : Avion – Arrivée au Japon

Après onze heures de confort exigu dans l’avion, nous voici arrivés sur le sol japonais. Une vingtaine de minutes suffirent à franchir le bureau d’immigration et de la douane, grâce à l’efficacité polie des douaniers japonais. À noter qu’il est absolument indispensable d’indiquer une adresse d’un hôtel sur la carte de débarquement, même si vous n’avez pas encore choisi…

La gare de Narita comporte un guichet Japan Rail permettant l’échange des Exchange Order pour obtenir le fameux JR Pass, ainsi qu’une réservation pour Tokyo, via le Narita Express.

Plan du métro de Tokyo

L’avantage de partir sans réserver d’hôtel est que l’on n’a pas besoin de s’en préoccuper avant le départ, mais l’inconvénient est qu’il devient urgent d’en trouver un sur place ! Le Lonely Planet présentant le quartier de Shinjuku comme un endroit où abondent les hôtels bon marché, nous prenons le train plein d’espoir… L’arrivée à la gare nous fit déchanter : aucun hôtel à l’horizon, et surtout, une foule impressionnante, surtout pour un dimanche. Shinjuku est effectivement réputé pour ses foules compactes.

Au milieu de cette jungle hostile au voyageur ne parlant pas japonais, notre sauveur fut un jeune japonais qui prit pitié de notre air perdu, nous dénicha par téléphone un hôtel, et nous paya même le métro !

L’hôtel est situé à Ichegaya ; il s’agit en fait d’un lieu pour étudiants chrétiens. Commodités japonaises en commun, le hiatus avec les habitudes européennes est grand, mais les lits sont confortables et parfaits pour une première nuit japonaise.

Lun. 11/10/2004 : Tokyo – Akihabara

Un immeuble dans Akihabara, la cité électrique de Tokyo

Tout bon touriste européen à la recherche de bonnes affaires en matériel et gadgets informatiques se doit de passer quelques temps à Akihabara, la cité électronique de Tokyo. Immeubles de 8 étages, étalages impressionnants, étages spécialisés pour achats en Duty Free, vendeurs qui rabattent le client, tout est organisé pour attirer. Cependant, à regarder de plus près, les prix sont sensiblement identiques à ce que l’on peut trouver sur Internet en Europe, et le choix est identique. En marché local, un système de points de fidélité pouvant atteindre des taux de 20% rend les prix plus intéressants en cas d’achats multiples au même endroit. Attention cependant, vous n’aurez alors le plus souvent qu’une garantie au japon…

La diversité des magasins et des produits vendus est tout de même impressionnante : du matériel informatique classique jusqu’au petit magasin vendant des composants électroniques de récupération à l’unité, toute la palette existe !

Un petit havre de paix aux environs du Palais Impérial de Tokyo

Après un repas rapide, direction le TIC (Tourist Information Center) pour réserver un hôtel et faire main basse sur quelques plans et guides utiles. Nul doute, il est difficile de trouver un endroit précis au japon sans connaître le quartier : il n’existe pas d’adresse par rues et numéros comme nous y sommes habitués, mais par quartier et immeuble ; mieux vaut donc être muni d’un solide plan. Arrivés au TIC, nous avons la désagréable surprise de trouver la porte close : nous sommes en effet le lendemain d’un jour férié tombant un dimanche, le jour férié est donc reporté au jour travaillé suivant… Cependant, il y avait de la lumière et deux personnes, qui, ayant remarqué notre présence, ont ouvert la porte ! La nuit tombant, nous revenons à l’hôtel en passant dans les environs du palais impérial.

Mar. 12/10/2004 : Tokyo – Ueno / Pluie

Corbeau, dans le parc de Ueno

Devant quitter l’hôtel luthérien, le défi était d’en trouver un nouveau… Cette fois-ci, le téléphone fut de bon secours, mais trouver l’hôtel fut encore périlleux, même si notre compréhension du système quartier-bloc-immeuble commençait à s’affiner. D’ailleurs, le premier réflexe d’un japonais auquel on demande son chemin est de décrocher son portable et d’appeler directement l’hôtel, pour lui demander comment faire pour venir d’où nous sommes…

Le Sakura Hotel est un hôtel plus dans le style occidental, même s’il fournit les traditionnels yukatas et chaussons. La chambre est passablement petite pour cinq, et la climatisation peine à faire redescendre la chaleur à un seuil supportable.

Assurés d’un toit pour la nuit, nous pouvons enfin partir à la découverte des musées et parcs de Tokyo. Malheureusement, il faut savoir que les musées sont fermés le lundi. Or, le dimanche étant férié, et le mardi étant le jour travaillé suivant pour les musées, les grilles du National Museum étaient fermées… Mais cette fois-ci, nous ne sommes pas sauvés par l’ardeur travailleuse japonaise, et devons battre en retraite.

Exposition sur un tombeau de Chine, au Royal Museum de Tokyo

Le parc de Ueno est certes joli, avec ses corbeaux et ses grandes allées, mais sous la pluie nous ne souhaitons pas nous attarder. Nous nous réfugions dans un musée miraculeusement ouvert, le Royal Museum qui expose actuellement les vestiges d’une armée en terre cuite retrouvée dans un tombeau chinois. Visite un peu monotone, mais au sec.

Dans un coin du parc se déroulent danses et chants. À notre grande surprise, il s’agit d’une soupe populaire animée : même si nous n’avons jamais vu de japonais faire la manche, la pauvreté existe également au japon, d’autant plus que les logements sont excessivement chers.

Mer. 13/10/2004 : Tokyo – Ueno / Bay / Shibuya

Parc de Ueno - Temple du nord
Tokyo National Museum - Masque de Noh

Persévérant dans l’idée de visiter le National Museum, nous retournons à Ueno sous un temps couvert, mais non pluvieux, ce qui nous permit d’admirer un peu plus les jardins et les temples des alentours.

Enfin ouvert ce jour-là, le National Musuem s’est révélé être une bonne sélection du panel de l’art et de l’histoire nippone. Ce musée est cependant très grand, et trois heures ne permirent de n’en voir qu’une partie.

L’absence d’heure d’été, ainsi que la définition du fuseau horaire japonais fait que le jour tombe très tôt en octobre (vers 17h). Notre petite visite de la baie de Tokyo s’est donc déroulée de nuit, ce qui ne gâche rien au spectacle tant les illuminations de la ville sont nombreuses, variées et colorées.

Tokyo - Baie de Tokyo, la nuit

La baie est très jolie, car très refermée : il est donc possible de voir les autres rives illuminées. Il existe même une ligne de métro idéale pour avoir un panorama du haut du pont de la baie. Cette ligne mène sur une île de l’autre coté de la baie, directement sur un site qui semble très touristique, avec une mini plage et un maxi centre commercial.

Un plat de sushis avalé pour calmer le ventre, et la journée se termine par un coup d’oeil à Shibaya, haut lieu de la mode japonaise. Si nous n’avons pas observé les diverses tenues excentriques décrites dans les guides nous avons pu apprécier l’animation nocturne impressionnante de ce quartier.

Jeu. 14/10/2004 : Shimoyoshida – Trajet

Fujiyoshida - Petit train de Kawaguchiko

Il était temps de quitter Tokyo et de découvrir la province japonaise. Fujiyoshida est un bon endroit pour commencer l’ascension du mont Fuji, et non loin de là, le Youth Hotel de Shimoyoshida un bon endroit pour se loger bien et pas cher. Le trajet ne fut pas vraiment très aisé, sur des petites lignes de train non JR, mais l’arrivé à Shimoyoshida fut sans encombres.

Fujiyoshida - Une des chambres traditionnelles du Youth Hotel de Shimoyoshida

Après quelques instants de recherche (comprendre : on s’est perdus, la transition Tokyo – Province est violente), le Youth Hotel nous révèle ses chambres typiques : une vaste chambre vide dont le sol est recouvert de tresses, et des matelas rangés que l’on déplie pour la nuit. La salle de bain est également typique, avec une douche assise et relaxation dans un bain ultra chaud. La maison nous semblait respirer les traditions et faire fi du progrès, jusqu’à la découverte des toilettes, à l’européenne et au protège cuvette Toto chauffant ! Nous pouvons supposer qu’il fait froid en hiver…

Il ne nous restait alors plus qu’à partir en quête d’un endroit pour dîner. Le rythme de vie est extrêmement différent de Tokyo, et trouver un restaurant ouvert fut difficile au milieu de tous les commerçants fermés. Le repas fut excellent et savouré, loin de l’empressement auquel Tokyo nous avait habitué.

Ven. 15/10/2004 : Shimoyoshida – Tenjoyama

Fujiyoshida - Vue sur le mont Fuji

Au programme de la journée : découverte de la région et petite ballade d’entraînement pour le mont Fuji. En remontant la rue principale de Shimoyoshida se trouve un temple de toute beauté. Datant du VIIe siècle, dans un splendide parc d’arbres hauts à en chatouiller les nuages, ce temple est entouré d’une multitude de “petits temples”. Il s’agit certainement du plus étendu que nous ayons vu.

Après un rapide repas dans ce qui ressemble à la restauration rapide de bord d’autoroute à la japonaise, direction le TIC de Fujiyoshida pour avoir plus d’informations sur le mont Fuji. Cela ne nous apprit malheureusement pas grand chose de plus que les guides trouvés au Youth Hotel, à l’exception notable et regrettable des horaires du bus pour monter à la 5ième station, dont le dernier voyage retour est à 15h30.

Fujiyoshida - Lac de Kawaguchiko

Kawaguchiko nous révéla son paisible lac, qui malgré tout ne déroge pas à la règle universelle des magnifiques pédalos imitation cygnes en plastique. Après quelques 200m d’ascension, le mont Tenjoyama dévoile ses deux principaux atouts : une superbe vue d’ensemble sur le lac, et de l’autre côté une vue imprenable sur l’imposant mont Fuji.

De retour à Shimoyoshida, il fut toujours aussi difficile de trouver un restaurant… encore plus difficile de déchiffrer la carte et d’écrire notre choix sur la feuille de commande que la patronne nous avait abandonnée.

Sam. 16/10/2004 : Shimoyoshida – Mont Fuji

Fujiyoshida - Départ Sentier Ascension

De nombreux guides recommandent l’ascension du mont Fuji de nuit, pour voir le soleil se lever au petit matin. Cependant, cette solution impose une contrainte logistique assez forte et “occupe 2 jours”. L’idée était donc déjà abandonnée. Mais il nous fallut également nous résoudre à choisir entre monter au sommet et revenir par le dernier bus : en effet, hors saison il est impossible de réaliser l’ascension et de redescendre (~8h) car le dernier bus est à 15h30.

Le bus du matin nous emmena donc de Kawaguchiko à la 5ième station, lentement, mais sûrement. La 5ième station est très touristique, avec un important dégagement, des parkings et de 4 à 5 marchands de souvenirs. La vue y est déjà superbe, bien qu’un peu gâchée par le va-et-vient des bus, et une légère brume

L’ascension commence par… une descente ! La 6ième station est très facile d’accès, à environ 100m au dessus de la 5ième. Contrairement à la précédente, il s’agit d’une toute petite bicoque qui ne paie pas de mine, en tôle ondulée, fermée, cramponnée à flanc de montagne. Les 300 mètres suivants pour atteindre la 7ième station sont beaucoup plus difficiles, au milieu de monotones chemins rocailleux, et en ce qui me concerne seront également les derniers.

Fujiyoshida - Vue

Étrangement, la vue devient moins jolie avec la hauteur, tant par l’ambiance rocheuse et nue du volcan, que par le paysage qui s’éloigne. Nous profitons de la descente pour voir la végétation renaître au fur et à mesure de notre descente. Personnellement, la plus belle vue m’a semblée être depuis la 6ième station, à la séparation de la roche volcanique nue qui mène vers le sommet et de la végétation colorée de la base du mont Fuji. Peut-être une autre belle excursion serait de monter en bus à la 5ième station, monter seulement jusqu’à la 6ième, et redescendre intégralement à pied.

Deux d’entre nous ont choisi de poursuivre l’ascension jusqu’au sommet en prévoyant de revenir en taxi, ce qui leur permit de nous raconter une descente au coucher du soleil, avec l’ombre du mont Fuji projetée à leur pieds.

Dim. 17/10/2004 : Kyoto – Trajet

Fujiyoshida - Mont Fuji vu du Tenjoyama

Derniers regards pour le mont Fuji, et il est maintenant temps de nous diriger vers notre prochaine étape : Kyoto. Aller de Shimoyoshida à Kyoto n’est pas vraiment facile. Plutôt que de repasser par Tokyo, nous avons opté pour un voyage en bus jusqu’à Mishima, une gare JR. Malheureusement, nous n’avions pas vraiment prévu qu’un changement de bus serait nécessaire, et que le trajet durerait plus de 2 heures. La première expérience d’un trajet en bus est surprenante : lors de la montée dans le bus, un ticket numéroté est distribué, pour régler à la sortie le prix du voyage, en fonction des arrêts de départ et d’arrivée. Un tableau d’affichage indiquant la somme à régler de la station de départ à la prochaine station est situé à l’avant du bus et est mis à jour à chaque arrêt. L’ensemble des arrêts desservis par le bus est également marmonné à chaque redémarrage par le chauffeur qui dispose d’un micro prévu à cet effet.

Enfin nous arrivons à Mishima, gare JR située sur une ligne de Shinkansen. Le Shinkansen est l’équivalent japonais du TGV, en plus large, plus spacieux, et sensiblement plus luxueux selon les versions. Deux heures supplémentaires viendront à bout des kilomètres nous séparant encore de Kyoto.

Kyoto - Ambiance médiévale

Arrivés à Kyoto, vient la périlleuse opération de la réservation d’hôtel. Après quelques tentatives téléphoniques infructueuses, nous atterrissons à la Uno House, très bon marché, mais en piteux état. Il s’agit d’une vieille maison alambiquée, qui a mal vieilli probablement faute d’entretien. Nous découvrons ainsi un couloir surprenant, en béton nu, avec quelques carreaux de moquette négligemment jetés de-ci de-là. L’explication nous apparut les jours suivants, limpide comme la fine couche d’eau de pluie sur le béton : il pleuvait dans le couloir !

La journée était déjà plus qu’entamée, et après un petit dîner délicieux chez le “roi du cochon”, nous partons pour une petite promenade nocturne conseillée par le Lonely, pour retrouver l’ambiance médiévale de Kyoto dans le vieux quartier. Un peu mort en fait, mais des maisons intéressantes à voir. Nous nous consolons en pensant qu’à cette époque, la Uno House pouvait être une maison de luxe…

Lun. 18/10/2004 : Kyoto – Nijo-jo et Jardins Impériaux

Kyoto - Entrée des Jardins Impériaux
Kyoto - Murs conservant les mystères du Palais Impérial

La première nuit à la Uno House passée, nous partons prendre un petit déjeuner dans les jardins impériaux de Tokyo, histoire d’avoir un peu plus d’espace. Bien que loués dans le Lonely, les jardins sont particulièrement insignifiants, et les palais sont malheureusement cachés derrière d’imposantes palissades, qui hurlent si l’on s’approche un peu trop.

Après un repas chinois léger, nous nous dirigeons vers le château de Nijo, qui se montra beaucoup plus convaincant. La visite du château en elle-même ne brille pas par son contenu : une succession de larges pièces de tatamis, sans aucun meuble (tout était rangé dans des placards et sorti au besoin), donnant une impression assez vide et froide. Cependant, replacé dans le contexte historique, le château dévoile tout son intérêt et son ingéniosité dans une période historique trouble, construit pour un shogun craignant plus que tout les trahisons : les couloirs sont recouverts d’un parquet “couinant” empêchant à un être humain de se déplacer sans bruit. Les jardins se révélèrent également très jolis.

Kyoto - Nijo-jo

De retour à l’hôtel, nous participons à une émission de télévision japonaise qui tourne une séquence à la Uno House. Présentateurs très kitsch, blagues débiles, style filmé n’importe comment, la télévision japonaise surprend… La séquence, bien que courte, sera sans doute encore coupée par de nombreux intermèdes publicitaires non annoncés, qui se confondent parfaitement avec la structure d’apparence niaise et dénuée de structure…

Après un petit détour par le temple Rokkaiku, nous entamons un dîner de brochettes dans le centre-ville. Excellent repas, financé par la prime de 2000 yens de la télévision, et couronné par une délicieuse glace : ça change du poulpe !

Mar. 19/10/2004 : Kyoto – National Musuem

Réveil sous la pluie, c’est rarement bon signe. C’est encore pire lorsqu’il pleut toute la journée d’une pluie bien soutenue. Il faut pourtant au moins sortir manger… Même si l’escalope de porc est fameuse, l’aller-retour sous la pluie battante laisse des souvenirs trempés. L’achat d’un parapluie est indispensable, un simple manteau imperméable ne suffisant pas.

Les seuls endroits visitables les jours de pluie étant relativement limités aux musées et magasins, notre choix se porta sur les premiers, et plus particulièrement le Kyoto National Museum. Ce vaste musée comporte 17 salles exhibant un important panel d’objets d’art de toutes les époques. Le musée est de qualité, même s’il nous semble un peu redondant avec celui que nous avions visité à Tokyo : nous retrouvons ainsi le même type d’objets, dont une importante quantité de miroirs en bronze dont l’intérêt ne nous a pas semblé évident. Par chance, une exposition spéciale ayant lieu, l’ensemble du musée était ouvert jusqu’à 18h au lieu de 16h, ce qui nous permit de tout voir dans le plus grand calme.

Au retour, premier arrêt du voyage dans un cybercafé, qui propose une formule assez originale, à savoir des consommations hors de prix, mais un accès illimité pendant ce temps. Pour dîner, nous essayons un restaurant à sushis “sur tapis roulant”. Les tables sont disposées autour d’un petit circuit de tapis roulant, qui convoie toutes sortes d’assiettes pleines de sushis. Il suffit alors de se servir de ce qui parait alléchant, et de régler à la fin le prix du repas en fonction du nombre et du type d’assiettes consommées.

Fin de cette première journée pluvieuse, pour une fois dépourvue de photos, par un bon vieux jeu de tarots. Les prévisions météo pour demain sont exécrables : orage, cela promet…

Mer. 20/10/2004 : Kyoto – Typhon

Un nouveau réveil sous la pluie ; mauvaise nouvelle, l’orage se révèle être un typhon. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un peu de vent et d’eau qui nous retiendra prisonniers de la Uno House ! Même si nous avons changé de chambre, pour une plus spacieuse et plus moderne, ce n’est quand même pas le paradis. Nous retournons donc au TIC de Kyoto pour savoir quoi faire, et en particulier s’il est possible d’assister à une séance de Kabuki, ou tout autre art réalisé sous un toit. Malheureusement, il n’y en a pas à Kyoto avant novembre, et aller à Osaka, pourtant juste à coté, n’est pas une bonne idée par ce temps-là. Les Shinkansens peuvent en effet être arrêtés à cause du vent, et nous pourrions nous retrouver bloqués. À la question “qu’y a-t-il d’intéressant à faire à Kyoto un jour de Typhon ?” la réponse du TIC est sans appel : regarder la télé, ou faire les magasins…

Faiblement enthousiasmés par ces deux propositions, nous tentons tout de même de nous rattraper par la visite de deux temples à l’est de Kyoto et d’un mémorial. Malheureusement, la pluie et le vent sont de plus en plus forts. Nous battons donc en retraite dans le centre commercial, pour flâner dans une des énormes librairies, et en profiter pour prendre de quoi manger le soir : pas question de ressortir par ce temps-là !

De retour à l’hôtel, après avoir subi une forte douche sur le chemin, il ne nous reste plus qu’à tuer le temps : tarot, échecs et lecture sont donc au menu de la soirée, pour achever une deuxième journée gâtée par la pluie. Ces deux journées perdues bousculent un peu nos plans : il ne nous reste plus qu’une seule journée à Kyoto, il va donc falloir choisir entre Nara, la tournée des temples à l’Est, Himeji,…

Jeu. 21/10/2004 : Kyoto – Sanju-Sangen-Do

Kyoto - Sanju-Sangen-Do

Il ne pleut plus ce matin… ou si peu ! Difficile de rattraper en une seule journée les longues heures effacées par la pluie ; nous nous mettons donc en route pour le temple Sanju-Sangen-Do, un magnifique ancien temple avec mille statues aux mille bras. S’il y a bien effectivement 1000 statues, ces statues n’ont en fait que 20 paires de bras supplémentaires ; chaque bras étant orné d’un objet apportant le bonheur dans 25 univers, le compte est bon. Même s’il ne paie pas de mine vue de l’extérieur, ce temple est impressionnant : d’une part par les 1000 magnifiques statues, d’autre part par sa construction anti-sismique qui lui permit de rester debout encore aujourd’hui, et enfin par ses explications sur la religion / mythologie, entre anciens dieux chinois, shinto ou hindous, repris et adaptés, avec des gardes à 4, 16 et 25 personnages : l’hindouisme, c’est compliqué !

Kyoto - Déguisements de Geishas

Après un rapide bol de nouilles, qui fut assez compliqué à choisir, nous allons flâner du coté de Kiyomizudera Temple, en passant par un immense mausolée sur toute la colline. À l’arrivée, nous sommes surpris par une foule incroyable : ce temple est vraisemblablement très populaire, et les petites rues avoisinantes sont intégralement dédiées au tourisme, assaillies par une foule compacte. Comble du tourisme, on trouve même une boutique qui propose pour quelques dix mille yens de transformer les japonaises intéressées en geishas : il en sort de jeunes femmes parfaitement grimmées, qui pourraient faire illusion si elles ne cessaient de se faire prendre en photo avec les touristes abusés.

Nous terminons la journée en remontant vers le Nord Est, pour une petite ballade au milieu de quelques temples noyés dans la forêt, puis en passant par le Heian Shrine, qui se préparait vraisemblablement pour un défilé le lendemain. Malheureusement, nous ne pourrons pas y assister, car cette dernière soirée sera l’occasion de célébrer nos adieux à Kyoto par une dernière de ces fameuses côtelettes de porc !

Ven. 22/10/2004 : Fukuoka – Trajet

Kyoto - La campagne vue du Shinkansen

La brillante planification de la veille avait déterminé Fukuoka comme endroit pratique pour rayonner dans Kyushu, notamment à Nagasaki et dans un des un nombreux parcs naturels de l’île du Sud. Le Nozomi (Shinkansen le plus rapide) nous étant interdit avec le JR Pass, un changement à Osaka était indispensable. Le paysage vu du train est assez joli et correspond assez à l’idée que l’on peut se faire du peu de campagne dont le japon dispose. L’étape fut un peu plus longue que prévue, car la partie sans réservation du Hikari étant pleine, il fallut attendre deux heures le prochain train disposant encore de places réservées. Pour patienter, nous avons donc tenté d’appeler quelques hôtels à moins de 6000 yens, sans succès : ils étaient tous déjà pleins. Cependant, à l’arrivée, nous n’eûmes aucun mal à trouver dans un des nombreux hôtels aux alentours de la gares, assez luxueux et pourtant très abordables par rapport à ce que nous avions connu jusqu’à présent.

Fukuoka - L'ile aux Corbeaux

La soirée fut passée dans la ville de Fukuoka, à flâner dans les jardins du parc Ohori, qui contient également quelques vagues vestiges de fortifications, à baver dans un énorme magasin d’électronique, affichant insolemment des prix sensiblement inférieurs à ceux vus à Akihabara… Dîner dans un restaurant à brochettes, plat qui a le net avantage de mettre instantanément tout le monde d’accord, entre les pro-sushis, les amateurs de ramen, les allergiques au poulpe… L’ambiance nous semble incroyablement différente des villes que nous avons vues jusqu’à présent : plus décontractée, les deux cuisiniers/serveurs prennent leur temps pour préparer et servir des brochettes parfaitement soignées, semblant mener leur petit commerce d’une manière tranquille, sans course au productivisme. Le restaurant lui-même est assez exigu, et vite rempli de quelques groupes de collègues japonais.

Sam. 23/10/2004 : Fukuoka – Excursion Nagasaki

Nagasaki - Hypocentre

Première excursion depuis Fukuoka vers la tristement célèbre Nagasaki. Il ne faut pas moins de deux heures d’express pour arriver à Nagasaki. Comme à l’accoutumée, il existe dans la gare un Tourist Information Point, distribuant les plans des sites à visiter.

Premier constat : la ville est toute faite de pentes, coincée entre collines et mer. Mauvais accueil au premier temple (d’un style aussi peu conventionnel que joli, en forme de tortue) : nous sommes abordés par une personne souhaitant nous faire visiter l’intérieur moyennant quelques milliers de yens, et qui, voyant notre refus, nous chasse en scandant un explicite “No money, no photos”. Les deux temples suivants furent plus accueillants, plus jolis et nettement plus anciens, puisque l’un d’entre eux a même résisté à la bombe. Le Spectacle bridge n’est pas franchement spectaculaire, et ne doit sa célébrité qu’à son vieil âge. Les autres ponts enjambant la rivière regorgeant de poissons colorés sont d’ailleurs beaucoup plus jolis.

Nagasaki - Vue de la ville

Au nord de la ville se situe l’hypocentre, ainsi que le musée de la bombe, qui retrace l’avant, le pendant et l’après. Aussi instructif que pénible à voir. Un parc de la paix est situé non loin de là, regroupant quelques statues originales offertes par différents pays. Les jambes sciées par ces sombres visites et la traversée de la ville, nous rentrons en tramway, mi-électrique et mi thermique au démarrage.

De retour à Fukuoka, nous nous dirigeons vers le Kushida Shrine, qui abrite un festival pour le week-end. Comme il se fait tard, le festival est bien évidemment arrêté, mais nous pouvons admirer un immense char de procession tout illuminé.

Dim. 24/10/2004 : Fukuoka – Ballade dans le parc Hiko-San

Kyushu - Fleurs

Au programme de cette deuxième journée d’excursion depuis Fukuoka, une petite randonnée “easy” du Lonely Planet Hicking Guide, dans un parc naturel de l’île. Pour s’y rendre, il faut successivement : prendre le Shinkansen pour aller à Hakata, prendre un local en direction de Hita, changer pour un petit tortillard diesel, et finir en bus ! L’ensemble de ce trajet dure environ deux heures.

Pour l’aller, nous avons eu de la chance, puisque, ayant confondu le car avec le car d’un hôtel, celui-ci a gentiment accepté de nous déposer directement, au plus grand ravissement des passagers.

Kyushu - Temple à flanc de montagne

Les abords sont très jolis, fleuris de plantes et magasins ; la zone semble très touristique. Le trajet commence par un escalier qui conduit directement à un premier temple. Puis, très vite,cela se gâte : petits chemins rocailleux de montage, au milieu d’une forêt assez quelconque, montant, descendant, puis montant…

Quelques petits temples se situent sur le chemin, notamment un très joli temple au flanc d’une belle falaise, et une statue en haut d’un raidillon accessible uniquement par une chaîne.

Le chemin étant mal balisé, nous finissons même par nous tromper de chemin dont une fois assez dangereusement, au flanc d’une montagne à pic, sans chemin tracé… Des moines locaux nous indiquent la route, et nous mettent en garde contre la nuit qui va bientôt arriver ; il ne nous sera donc pas possible de monter au sommet

Lun. 25/10/2004 : Osaka – Trajet

Osaka - Banlieue industrielle vue du train

Le moment est venu de faire nos adieux au superbe hôtel de Fukuoka, pour nous diriger à Osaka. En arrivant à Osaka, nous voyons du train la banlieue industrielle, qui n’est pas spécialement jolie… La méthode utilisée pour trouver l’hôtel à Fukuoka ne fonctionna pas à Osaka : les hôtels sont soit chers et pleins, soit très chers. Nous battons donc en retraite dans une auberge de jeunesse au nord d’Osaka, contactée par téléphone. Il s’avère que cette auberge se situe perdue au milieu de nulle part à l’extérieur de la ville, à 15mn à pied de la dernière station de métro. L’endroit n’est pas rutilant, mais correct et abordable (2500yens/pers. dans un dortoir de 6 lits). Il s’agit d’un regimented hotel qui instaure donc quelques règles, les horaires de douches, et d’être rentré au plus tard à 10h. Nous nous apercevrons cependant plus tard que ces horaires sont loin d’être respectés par tous.

Ces péripéties nous ayant occupés quasiment toute la journée, il ne nous reste plus qu’à dîner. L’hôtel étant loin de la ville, il fut difficile de trouver un restaurant. Nous trouvons cependant un restaurant de viande à griller soi-même, proposant également des pizzas taïwanaises assez spéciales.

Mar. 26/10/2004 : Osaka – Théatre Kabuki

Osaka - Chateau

Réveil sous la pluie, à 7h : cela nous rappelle Kyoto… En fait, sans le savoir nous venons d’éviter un deuxième typhon, et un important tremblement de terre d’une magnitude de 6.9 : les images télévisées sont impressionnantes. Nous nous en sortons donc plutôt bien avec ces quelques gouttes, même si cela nous contraint une fois de plus à ajourner notre excursion à Nara, pour profiter d’une activité à l’intérieur, comme le théâtre. Cela tombait bien puisqu’en fait c’était le dernier jour d’une série spécial au Grand Kabuki.

Nous prenons donc la séance de 11h, à laquelle il reste des places en 3ème classe (4200 yens tout de même ! mais les 4h de spectacle les méritent bien). Le théâtre est grand, et nous sommes finalement assez bien placés, au troisième balcon, bien que loin de la scène.

Osaka - Vue de la ville depuis le chateau

Le Kabuki est un art assez déroutant de prime abord : les personnages sont intégralement grimés, les femmes sont jouées par des hommes, et il y a un récitant, accompagné par un faible support musical aussi traditionnel que dissonant et simpliste. Les textes sont déclamés d’une manière étrange, lente, particulière, indescriptible mais fascinante. Des crieurs ponctuent les scènes de “Splendide !”, “Magnifique !”, sans doute pour rétablir l’ambiance initiale de cet art de rue. Bien sûr, nous ne comprenons rien aux textes récités, mais le programme traduit nous donne de précieuses informations sur le déroulement des scènes, ce qui nous permet de suivre sans trop de problèmes.

Il se fait tard lorsque nous sortons, et nous avons juste le temps de voir l’imposant extérieur du château d’Osaka sous la pluie, ainsi que la ville vue du château.

Mer. 27/10/2004 : Osaka – Excursion Himeji

Himeji - Le Chateau

Sur les conseils de la météo, nous partons à Himeji. Accessible très rapidement depuis Osaka en Shinkansen, l’intérêt principal de la ville est son château. Celui-ci est impressionnant par plusieurs aspects : il n’a jamais été détruit, et est donc d’origine aux quelques réparations près. Il est également très imposant, bien surélevé et fortifié par une multitude de remparts successifs et douves. Il est constitué d’une tour fortifiée centrale d’un peu plus de cinq étages, comprenant les appartements principaux, et les dispositifs de dernières défenses, de quelques maisons autour, et de murailles habitables. La visite en est agréable et instructive, bien guidée (comme l’atteste l’emplacement prévu pour le tampon sur le dépliant), et animée par de nombreuses vagues de scolaires, comme partout.

Himeji - Aquarium - Grenouille

Le reste de la ville est assez étrange et peu intéressant : de grosses constructions en cours un peu partout, des bâtiments gris et tristes, des rues sans fantaisie… sauf un petit parc tout à fait surprenant, peut-être vestige d’un ancien parc d’attraction. Ce parc abrite également une statue pour la paix, à l’instar de celle de Nagasaki, et également pour notre plus grand ravissement, d’un aquarium.

L’aquarium est un régal, non pas qu’il soit réellement extraordinairement différent de tous les autres, mais parce que d’une part cela devait faire longtemps que je n’en avais pas visité, d’autant plus avec un appareil photo dans les mains, et également parce que cela fut un agréable moyen de terminer l’après-midi dans Himeji. Bref, à force de mitrailler pingouins, poissons tropicaux et crustacés, la funeste mélodie de “ce n’est qu’un au revoir, mes frères” interrompt la visite un peu prématurément.

Jeu. 28/10/2004 : Osaka – Excursion Nara

Nara - Daims en liberté dans la ville

Dernier site culturel de notre périple, l’ancienne ville impériale nous accueille sous un magnifique soleil. Cette cité est également célèbre pour ses daims en liberté et effectivement… il y en a partout, à l’affût d’une des nombreuses friandises vendues aux touristes à leur attention, ou même d’un bout de papier à grignoter en patientant, comme un plan, par exemple… Ces daims se sont donc complètement adaptés à la ville.

Après une promenade agréable dans le parc de Nara, entre fleuves, étangs, et autres endroits magiques, nous déjeunons dans un restaurant qui, bien que ne payant pas de mine, se révéla haut standing, et dédié à une spécialité locale, substance étrange issue des racines d’un arbre.

Nara - Enorme bouddha du temple Todaiji

Conseillés par un sympathique habitant de Nara, nous nous dirigeons vers le pavillon de Nigatsu-do, puis l’incroyable temple Todaiji, qui contient une immense statue de bouddha, de plusieurs mètres de haut. Pour donner une échelle à la photo, il faut s’imaginer que les petits bouddhas de l’arrière plan sont quasiment à taille humaine.

Le soleil se couche, emportant les merveilles de la ville dans d’ultimes couleurs enchanteresses ; la ville s’éteint alors, les commerçants replient leurs stands, les touristes refluent, et les daims observent, impassibles devant le déroulement de cette mort quotidienne.

De retour à Osaka, nous rentrons dans un restaurant à grillades original : si bondé qu’il faut s’inscrire sur une liste d’attente avant de rentrer, et que les serveurs tentent d’accélérer à tout prix le repas et les consommations. C’est à peine s’il n’y a pas un serveur derrière chaque fourchette, pour qu’elle rentabilise au mieux le temps passé. Ambiance speed et bruyante garantie.

Ven. 29/10/2004 : Tokyo – Retour

La fin de notre voyage approchant, il est temps de se rapprocher de l’aéroport de Narita. Le Shinkansen Osaka-Tokyo met environ 2h40 à nous mener à Tokyo. L’étape suivante consiste à trouver une consigne vide pour se débarrasser de nos sacs. La gare est très grande, et malgré le nombre de consignes, il nous est très difficile de trouver des consignes disponibles. Enfin, une moyennement grande consigne se libère devant nous, et nous réussissons à réaliser l’exploit de caser les trois sacs dans cette unique et précieuse consigne (les sceptiques peuvent consulter la preuve !)

Derniers instants pour un ultime shopping japonais, et profiter de l’ambiance de Tokyo, saturée de pollution, de buildings, de foules compactes ou de rues désertes. Nous ne chercherons pas d’hôtel ce soir, car compte tenu des horaires de train qui ne nous permettent pas de coucher à Tokyo et d’être suffisamment tôt à Narita le lendemain, ainsi que des tarifs prohibitifs des hôtels de Narita, nous avons opté pour la solution de passer la nuit à l’aéroport. (Cependant, retrouver la consigne dans une gare aussi grande que celle de Tokyo fut à peu près aussi compliqué…).

D’aspect confortable, la gare de Narita ainsi que l’aire de départ de l’aéroport ferment la nuit. Nous sommes donc conduits à l’aire d’arrivée, où nous attendons le lendemain plus que dormons, sous l’oeil attentif des gardes, recensés dans trois formulaires différents…

Sam. 30/10/2004 : Avion – Retour en France

C’est alors la fin d’un beau périple…

Volet pratique / civilisation

1 – Préparer le voyage
2 – A emporter
3 – Budget
4 – Transport
5 – Langue

1 – Préparer le voyage

En hors saison, préparer le voyage n’est pas strictement indispensable. Si vous partez en groupe, l’essentiel est de vous être mis d’accord sur les principaux sites à voir, le type de voyage (relax ou hyperactif) et le budget type (budget, confort ou luxe). L’avantage de réserver est de ne pas perdre une à deux heures à chercher, mais l’inconvénient est que cela apporte moins de souplesse dans le planning de voyage. Cependant, réserver les premières nuits à Tokyo est une bonne idée, le temps de s’adapter un peu aux lieux et pratiques nippones.

Il faut également chercher à limiter le nombre de changements d’hôtels : entre le check-out, la recherche de l’hôtel, le déplacement et le check-in, c’est quasiment une journée de perdue avec les sacs sur le dos (en dehors des grosses gares, les consignes sont rares et pleines). Ainsi, plutôt que d’avancer petit à petit en changeant d’hôtel tous les jours, mieux vaut prévoir de changer d’hôtel pour des grandes distances, et de rayonner depuis l’hôtel vers les sites à environ une heure en train.

JR-Pass

Les indispensables pour un voyage tranquille :

  • S’assurer qu’au moins un membre du groupe sait se débrouiller raisonnablement en japonais pour éviter d’être complètement perdus.
  • S’équiper de guides (type Lonely Planet), différents pour varier les bonnes adresses, et au pire un pour deux, histoire qu’il n’y ait pas qu’une seule personne qui lutte pour trouver un hôtel ou un coin où aller.
  • Si vous envisagez de voyager beaucoup, prendre un Exchange Order avant de partir au Japon, pour pouvoir l’échanger contre un Japan Rail Pass. Cela vous permettra de de voyager de manière illimité sur les lignes JR (hors Nozomi, l’express de Tokyo à Hakata). Attention, cela vous épargnera les plus grosses dépenses mais vous aurez tout de même à payer métro, bus et lignes des trains privés non JR.

De nombreux sites Internet existent sur le Japon : sites de tourismes, sites de passionnés, forum d’expatriés,… Ces sites sont certainement la meilleure source d’information pour bien préparer le voyage, à consulter sans modération !

2 – A emporter

Si vous comptez voyager beaucoup, un sac à dos est beaucoup plus pratique qu’un sac normal, même si c’est uniquement pour aller d’hôtel en hôtel. Pour 3 semaines, un sac à dos de 55 litres est un bon compromis.

Point de vue vestimentaire, le Japon est une île, et par conséquent le temps peut varier très rapidement. Mieux vaut donc prévoir de pouvoir se quoi changer après une / plusieurs grosse(s) pluie(s), mais aussi de quoi résister à un soleil de plomb, ou à un vent glacial. Si vous voyagez “Budget”, ne faites pas l’économie d’une serviette de toilette, car elle n’est pas systématiquement fournie.

Parmi les différentes choses utiles :

  • Un sac d’appoint pour les excursions.
  • Un convertisseur de prise de courant (type US). Attention, les prises étant en 110V, vérifiez que les équipements électriques que vous souhaitez emporter sont bien compatibles avec du 110V.
  • Un parapluie (à préférer à une simple capuche qui ne protégera pas les jambes)
  • Un guide de conversation (phrase-book)
  • Des sacs plastiques pour tout ce qui peut craindre l’eau en cas de forte pluie (appareil photo,…)
  • Un petit calepin, si vous souhaitez collectionner tous les tampons disponibles dans les sites touristiques et les gares.

3 – Budget

Le Yen est environ à un cours entre 120 et 130 Yen pour 1 Euro, ce qui n’est pas très pratique pour le calcul mental. Il est possible d’utiliser le franc, pour lequel la conversion est un peu plus pratique : 20 Yen pour 1 Franc.

Globalement, le Japon est cher. Quelques exemples de prix :

  • Repas moyen : de 1000 à 2000 Yens
  • Hôtel moyen : de 2000 Yens / pers / nuit à 4500 Yens selon la ville, pour une chambre double ou à 5 selon les cas.
  • Transport : environ 300 Yens par trajet en métro, et 2000 pour de courts trajets en train.
  • Musées : entre 200 Yens et 1000 Yens, rarement plus.
  • Kabuki : 4200 Yens en 2ème classe.
  • Vol aller-retour : 700 Euros hors saison.
  • JR-Pass : 450 Euros

Bref, il faut facilement compter de 7 000 à 10 000 Yens par jours ; Au total pour 20 jours, le budget a été de 2 500 Euros.

4 – Transport

Shinkansen

Shinkansen : est l’équivalent du TGV, en plus gros et plus confortable. La réservation n’est pas systématiquement obligatoire, mais fortement conseillée : les queues pour les wagons sans réservations sont importantes. Pour réserver, il suffit de se munir du JR Pass et de patience dans un guichet non automatique. Attention, le JR-Pass ne donne pas accès au Nozomi, ce qui rend impossible le trajet Tokyo – Hakata sans changement.
Limited-Express et trains “normaux” : la réservation n’est pas nécessaire, mais il faudra alors bien faire attention à monter dans un wagon “non-reserved”. Comme toujours au niveau des “tourniquets” à battants, il suffit d’aller montrer le JR-Pass au guichet. Les trains locaux se traînent vraiment, et sont à éviter autant que possible.

Fleches de Circulation dans le métro

Metro : le principe est d’acheter un ticket avec un montant. Un plan au dessus des distributeurs montre le prix à prévoir en fonction de la station actuelle et de la station à laquelle vous comptez descendre. Si jamais vous changez d’avis et descendez à une autre station, une machine “Ajustement Fare” est à disposition pour faire l’appoint. Inutile également d’attendre pour passer le ticket que les petites portes se ferment : elles ne se ferment qu’en cas de refus ! Il est également conseillé de suivre les flèches tracées au sol.
Bus : le bus est le plus technique des moyens de transports et mérite un peu de pratique : on monte par l’arrière en prenant un ticket au distributeur. Il ne faut surtout pas oublier de prendre ce ticket : il correspond à la station à laquelle vous êtes monté et permettra de payer la somme exacte de votre transport. Le règlement se fait à l’avant, en sortant. La somme à payer est indiquée par l’énorme tableau lumineux au dessus du conducteur. L’appareil sait souvent rendre la monnaie au besoin. Comme dans les autres moyens de transports, les stations sont énoncées à chaque arrêt par un système automatique ou le conducteur, ce qui en fait un moyen de transport particulièrement bruyant.

5 – Langue

Katakanas

Le japonais est vraiment une langue très compliquée à déchiffrer :

  • 1950 kanjis usuels,
  • 46 hiraganas, pour les conjugaisons ou une écriture phonétique,
  • 46 katakanas, pour une retranscription phonétique de termes étrangers

Cela sans compter la grammaire associée, les différentes combinaisons modifiant du tout au tout prononciation et signification…

Bref, inutile d’espérer apprendre le japonais en une semaine. Pour un néophyte, le mieux est sans doute de :

  • apprendre les katakanas : une fois déchiffré, le mot pourra être rapproché d’un mot anglais par déformation.
  • s’habituer à identifier deux kanjis identiques : sans avoir pratiqué, il n’y a rien qui ressemble plus à un kanji qu’un autre kanji. Difficile alors d’identifier l’arrêt de bus écrit en kanji dans le guide…
  • apprendre quelques phrases de base (bonjour, merci,…)
  • apprendre les chiffres japonais : les prix ne sont pas toujours retranscrits en caractères romains ; savoir décoder ces chiffres permet donc d’éviter de mauvaises surprises…

Si dans le métro l’écriture romaine est également fournie, cela est assez rare ailleurs, notamment plus on s’éloigne des zones touristiques et de Tokyo. Souvent les restaurants ont la bonne idée de montrer en vitrine des copies en plastiques de leur plats. Cela est même un art faisant partie de la formation des cuisiniers. La technique dite “du pointé” est alors très pratique pour désigner le met repéré.

En définitive, s’il est techniquement à peu près possible de se passer de la connaissance du japonais, cela reste assez frustrant de ne pouvoir communiquer plus avec des japonais souvent avenants.

 

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